ASSOCIATION ICAPI

ASSOCIATION ICAPI

Même si nous décrions pas mal de choses sur la situation actuelle des structures sociales, notamment celles visant le public “jeune”, la volonté de l’association est bien de travailler en collaboration avec les structures. Et cela, dans l'intérêt de la personne en difficulté.

Nous n'oublions pas que ces structures ont le personnel qualifié, et les compétences métiers pour répondre à des problématiques particulières : d’emploi, de logement, d’insertion, d’éducation… Par notre existence et nos actions, nous n’avons donc aucunement la prétention de remplacer les professionnelles en place. Car, d’une part, nous ne sommes par former pour. Et d’autre part, ce n’est pas le but. Nous avons la volonté de dialoguer et travailler de manière constructive, sur divers projets, avec les associations et structures Wasquehaliennes.

L'association ICAPI souhaite s'impliquer dans diféérents domaines : Education, Emploi, Loisirs, Culture, Social … et apporter une autre façon de voir, expérimenter de nouveaux outils et des approches différentes.

Une approche qui sera peut-être un peu moins conventionnel, mais que l’on veut novatrice et qui vous est présenté en détail dans notre projet associatif.

Nous sommes conscient que notre association, “qui sort de nulle part”,  peut faire peur.

une association de jeunes, issues de différents quartiers de Wasquehal : du Haut-Vinage , de l’Orée du Golf, du Capreau, qui décident de se réunir (pour faire quoi?), qui se construit (pour faire quoi?), qui veulent faire des actions (pour qui, pour quoi?). Ça fait peur non ? Ces personnes qui ont cette appréhension,  nous les invitons à nous rejoindre, et à échanger avec nous! Nous sommes ouvert à toutes et à tous, et pour l'intérêt et le bien être de tous.

Notre association peut aussi gêner, peut-être ?

Forcément, tel que nous présentons les choses, nous donnons notre avis et remettre en questions, et en cause, le fonctionnement et la politique de la ville, ou de structures qui existent depuis plusieurs dizaines d’années. Nous pouvons comprendre que cela gène...

Mais, pour être clair, nous ne venons pas nous positionner en donneur de leçons. Nous faisons juste un constat sur l’état actuel des choses. Encore une fois, nous avons grandit à Wasquehal. Nous sommes sur le terrain, nous savons ce qui nous est réellement  proposé et ce qui ne l’ai pas. Notre rôle, c’est de simplement rétablir la vérité quand il le faut. Celle du terrain. Qu’elle soit bonne ou mauvaise.

Nous sommes aussi conscient que les problèmes autour de la jeunesse ne se régleront pas d’un coup de baguette magique, et que les problèmes autour des jeunes, en général, sont difficile à gérer. Ce sont peut-être même les plus difficiles, car c’est un âge où l’on se cherche, un âge où on est amené à rechercher un premier emploi, un âge où on souhaite prendre son indépendance… C’est surtout un âge où, en réalité, on a encore plus besoin d’être  accompagné, pour passer d’un “statut” de jeune à celui d’adulte.

Et le but même de l’association c’est justement de ne pas laisser ces personnes qui ont besoin d’aide, se marginaliser. Mais au contraire, de les accompagner, et les aider à grandir.

Au fil des mois, au fil  des rencontres, les discussions nous ont amené à imaginer l’association qui serait pour nous idéale. Nous nous sommes posé la question : “Si on devait créer une association, comment serait-elle ? Sur quelles valeurs doit-elle reposer ? :

Cette association, elle doit déjà mettre le jeune au coeur de ces actions.

Elle doit être Accessible à tous, doit permettre de créer du lien social, avec de vraies valeurs humaines, et doit aider en priorité les personnes les plus en difficultés.

Accessible à tous, pour nous ça veut dire : sans limite d'âge, sans aucune discrimination, sans préjugés et qui respecte les conviction personnelles de chacun. Dans le respect mutuel cette association doit être accessible à tous, et construire ses actions en cherchant à concilier diversité humaine et mixité, qu’elle soit sociale, géographique, culturelle ou générationnelle.

Cette association doit être un créateur de lien social, qui respecte les principes de la laïcité , où l’on peut apprendre en commun et où on participe à la vie citoyenne.  Elle doit permettre de stimuler la créativité, de “booster” les projets, de réveiller et révéler des compétences.

Elle doit avoir de vraies valeurs humaines, et doit être un lieu d’échange, d’écoute, de tolérance, de solidarité, d’expression.

Et surtout elle doit aider en priorité les personnes qui en ont le plus besoin : Les personnes exclues, les personnes isolées, elle doit être capable de les accompagner, de les orienter, de leur apporter un soutien moral.

C’est en prenant en compte toute ces valeurs que nous avons décidé de démarrer l’histoire ICAPI

En lisant  ces lignes, c’est sûr, certain d’entre vous doivent se dire : “ils vendent du rêve”, “Ah ces jeunes, ils sont pleins d’espoirs...”. D’ailleurs certaines personnes nous ont déjà dit que c’était "voué à l'échec”

On a envie de leur dire "oui, peut-etre?" ou "peut-être pas?!"

En tout cas, ce sont ces valeurs sur lesquels nous voulons construire l'association ICAPI. Et puis, au lieu d’attendre que tout arrive comme par enchantement, nous, nous avons décidé de nous bouger, de tenter, d’essayer. Oui, on se donne le droit de rêver. De rêver à une autre société, plus ouverte, et plus à l’écoute de l’autre. On a décidé d’utiliser (au moins) une qualité de notre jeunesse, et d’être audacieux. Tellement audacieux, qu’on peut même parfois en oublier quelques formalités… Et c’est pour cela que nous aurons besoin des plus “anciens”, pour nous organiser, pour nous structurer, mais aussi pour nous conseiller, nous guider.

C’est donc dans le quartier du Haut-Vinage, après l’incendie survenue en Octobre 2012, et dans un climat d'incompréhension, de frustration, pour certains de colère, que sont nées avec certains jeunes du quartier, les premières discussions autour de la création d’une nouvelle entité. Ces échanges qui ont permis de réflechir à un nouveau projet moderne et dans l’air du temps, qui puisse permettre de mettre en avant la jeunesse, qui apporte une nouvelle dynamique, sans se donner vraiment de limite dans la réalisation des actions.

Cette réflexion, cette idée, ce projet, les jeunes en ont parlé autour d’eux. Ils ont parlé du malaise qu’ils vivent au quotidien dans leurs quartiers, à d’autres jeunes habitants d’autres quartiers de la ville. Puis, ils se sont rendus compte, qu’en réalité, ils n’étaient pas seul. Et même, qu’ils étaient peut-être même mieux loti que d’autres en fait : “C’est vrai, au Capreau, au Noir-Bonnet, au Molinel, ils n’ont pas eu la chance comme nous de grandir avec un Centre Social dans le quartier. Parce que nous, le centre social on l’oublie pas, on en a profité quand on était petit”...

Et ces discussions très enrichissantes avec d’autres personnes, ont permit de faire encore plus mûrir la réflexion et ne plus réfléchir uniquement sur le quartier, mais à l'échelle de la ville. Nous nous sommes rendu compte qu’en réalité le problème de la jeunesse n’était pas propre au quartier du Haut-Vinage, mais bien un problème Wasquehalien.

Le squatte dans les rues , à la sortie du métro, la fréquentation quasi inexistante ou en baisse du public jeunesse dans les structures sociales de la ville,  le non intérêt des activités proposés (puisque pas réalisés en concertation), sont autant de signaux d’alertes qui montrent et qui prouvent ce malaise.

D’ailleurs, la  création il y a un peu plus d’un an d’un service dédié à la jeunesse Wasquehalienne, nous prouve également que notre analyse de la situation et notre constat sont les bons.

 

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