C’est donc dans le quartier du Haut-Vinage, après l’incendie survenue en Octobre 2012, et dans un climat d'incompréhension, de frustration, pour certains de colère, que sont nées avec certains jeunes du quartier, les premières discussions autour de la création d’une nouvelle entité. Ces échanges qui ont permis de réflechir à un nouveau projet moderne et dans l’air du temps, qui puisse permettre de mettre en avant la jeunesse, qui apporte une nouvelle dynamique, sans se donner vraiment de limite dans la réalisation des actions.

Cette réflexion, cette idée, ce projet, les jeunes en ont parlé autour d’eux. Ils ont parlé du malaise qu’ils vivent au quotidien dans leurs quartiers, à d’autres jeunes habitants d’autres quartiers de la ville. Puis, ils se sont rendus compte, qu’en réalité, ils n’étaient pas seul. Et même, qu’ils étaient peut-être même mieux loti que d’autres en fait : “C’est vrai, au Capreau, au Noir-Bonnet, au Molinel, ils n’ont pas eu la chance comme nous de grandir avec un Centre Social dans le quartier. Parce que nous, le centre social on l’oublie pas, on en a profité quand on était petit”...

Et ces discussions très enrichissantes avec d’autres personnes, ont permit de faire encore plus mûrir la réflexion et ne plus réfléchir uniquement sur le quartier, mais à l'échelle de la ville. Nous nous sommes rendu compte qu’en réalité le problème de la jeunesse n’était pas propre au quartier du Haut-Vinage, mais bien un problème Wasquehalien.

Le squatte dans les rues , à la sortie du métro, la fréquentation quasi inexistante ou en baisse du public jeunesse dans les structures sociales de la ville,  le non intérêt des activités proposés (puisque pas réalisés en concertation), sont autant de signaux d’alertes qui montrent et qui prouvent ce malaise.

D’ailleurs, la  création il y a un peu plus d’un an d’un service dédié à la jeunesse Wasquehalienne, nous prouve également que notre analyse de la situation et notre constat sont les bons.

 

Pour ceux qui s’en souviennent, dans la nuit du 9 Octobre 2012, un grave incendie a eu lieu dans un immeuble dans le quartier du Haut-Vinage. Forte heureusement, cette incendie n’a pas fait de victime, mais 60 personnes ont tout de même dut être évacué de leurs logements, et 5 personnes ont été intoxiqués, et ont dut être emmené à l'hôpital. En dehors de l’aspect tragique, cet événement a mis en lumière plusieurs éléments :

Non seulement , de graves manquements aux règles de sécurité : avec notamment des extincteurs qui étaient inutilisables et non vérifié depuis un certain moment par le bailleur social.Mais cet incendie a aussi mis en “lumière” (si on peut dire) les jeunes, à qui l’on reproche le “squatte” des caves qui auraient pu être l’origine de cette incendie.

Et, c’est à partir de cet événement, que l’on a commencé a se poser les vrais questions autour de la jeunesse. Le maire de l’époque et quelques uns de ses élus s’étaient déplacé au quartier du Haut-Vinage, afin d’écouter les revendications des jeunes et moins jeunes, et afin de chercher avec eux le moyen pour que les caves des immeubles ne soient plus squatter. Ce squatte, qui crée un climat d’insécurité, et qui renvoi forcément une image négative.

Les jeunes leurs avaient  expliqué qu’il n’y a pas d’autres endroits dans le quartier que les caves, puisque le Centre Social du quartier n’est pas en capacité de les accueillir, et que ce même Centre Social leur demande de se rapprocher plutôt d’autre structure comme le Centre Social de l’Orée du Golf ou la MJC.
Ces jeunes ont profité de ce moment pour exprimer ce qu’ils avaient sur le coeur, ils ont fait part de leur malaise, et ont informé les élus que le dialogue avec le Centre Social du quartier était totalement rompu, et ce depuis de nombreuses années. Et ça, plusieurs générations d’adolescents qui ont grandit dans le quartier le savent, c’est un constat qui dure depuis plus de 12 ans.

Mais, dans toute cette histoire, ce qui était le plus inquiétant, c’est que les informations révélées par les jeunes du quartier avaient apparemment étonné le maire et ces élus à l’époque, qui n’étaient pas du tout conscient de la “réalité du terrain”, et de l’urgence de la situation.

Alors oui, des solutions de mise à disposition de locaux avaient été évoqué par l’ancien maire, mais ces solutions n’ont pas été plus loin que ça. Et ces solutions, de toute façon , n’auraient été que éphémère, et sans intérêt pour les jeunes qui nous le rappellons doivent continuer à grandir… Parce que ne l’oublions pas, il s’agit bien de cela!