C’est donc dans le quartier du Haut-Vinage, après l’incendie survenue en Octobre 2012, et dans un climat d'incompréhension, de frustration, pour certains de colère, que sont nées avec certains jeunes du quartier, les premières discussions autour de la création d’une nouvelle entité. Ces échanges qui ont permis de réflechir à un nouveau projet moderne et dans l’air du temps, qui puisse permettre de mettre en avant la jeunesse, qui apporte une nouvelle dynamique, sans se donner vraiment de limite dans la réalisation des actions.

Cette réflexion, cette idée, ce projet, les jeunes en ont parlé autour d’eux. Ils ont parlé du malaise qu’ils vivent au quotidien dans leurs quartiers, à d’autres jeunes habitants d’autres quartiers de la ville. Puis, ils se sont rendus compte, qu’en réalité, ils n’étaient pas seul. Et même, qu’ils étaient peut-être même mieux loti que d’autres en fait : “C’est vrai, au Capreau, au Noir-Bonnet, au Molinel, ils n’ont pas eu la chance comme nous de grandir avec un Centre Social dans le quartier. Parce que nous, le centre social on l’oublie pas, on en a profité quand on était petit”...

Et ces discussions très enrichissantes avec d’autres personnes, ont permit de faire encore plus mûrir la réflexion et ne plus réfléchir uniquement sur le quartier, mais à l'échelle de la ville. Nous nous sommes rendu compte qu’en réalité le problème de la jeunesse n’était pas propre au quartier du Haut-Vinage, mais bien un problème Wasquehalien.

Le squatte dans les rues , à la sortie du métro, la fréquentation quasi inexistante ou en baisse du public jeunesse dans les structures sociales de la ville,  le non intérêt des activités proposés (puisque pas réalisés en concertation), sont autant de signaux d’alertes qui montrent et qui prouvent ce malaise.

D’ailleurs, la  création il y a un peu plus d’un an d’un service dédié à la jeunesse Wasquehalienne, nous prouve également que notre analyse de la situation et notre constat sont les bons.

 

mercredi, 28 mai 2014 00:00

Le malaise de la jeunesse Wasquehalienne

La ville possède des structures compétentes et efficaces, dans le domaine de l’enfance, de la petite enfance, tout comme dans l’accompagnement des seniors. Malheureusement, nous constatons que le public jeunesse n’est pas logé à la même enseigne…

Oui, certes, il existe une MJC et deux centre sociaux (+ un service jeunesse). Mais quelle est  l’affluence des jeunes dans ces structures ? Viennent t ils régulièrement, et participent ils à des activités (hors activités de consommation) ou des projets ? Ces structures ont il la capacité ou/et la réelle volonté d’accueillir un public jeunesse?  voila, les vrais questions que nous nous posons.

Parce qu’à Wasquehal, dès que l’on atteint un certain âge (14 /15 ans), il devient très difficile de grandir... Certaines structures n’ont plus la possibilité ou la volonté d’accueillir un certain public, certainement plus difficile à gérer. Clairement, il existe des structures, qui se désengagent de ce public. Aux jeunes qui viennent leur demander s’il y a des activités pour eux, certaine structure leurs répondent qu’ils n’ont pas la possibilité (ou le financement de les accueillir et les re-dirigent vers d’autres structures.

Un comportement et un positionnement regrettable, que nous décrions fortement.

Malheureusement pour que la ville et ses partenaires prennent conscience qu’une partie de la population est oubliée, il aura fallu attendre l’incendie déclaré en Octobre 2012 dans le quartier du Haut-Vinage.